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The Dark Knight Rises... ou tombe à plat

[Critique du film The Dark Knight Rises de Christopher NOLAN]

2 Sept. 2012

Carozine va au cinéma : The Dark Knight Rises [Christopher Nolan]
Après avoir impatiemment fait passer le temps entre les volets de la trilogie du Dark Knight (revus avec avidité pour l'occasion) avec les comics (Batman Sombre secret [1] et [2] entre autres), il était largement temps de me déplacer dans une salle obscure pour voir The Dark Knight Rises (ou l'Ascension du Chevalier Noir pour nos amis québécois qui apprécient fortement la francisation en tout genre des titres, je me demande d'ailleurs ce qu'ils ont pondu pour The Eternal Sunshine of a Spotless Mind mais ceci est un autre sujet...! Cependant, j'ai tout de même jeté un oeil car ma curiosité est dévorante et la réponse est donc "Du soleil plein la tête"), signé Christopher Nolan (tout comme le second volet, oui oui). Ayant hermétiquement clos mes oreilles dès que "Batman" entrait dans la conversation, je suis arrivée devant l'écran sans avoir entendu ou lu la moindre petite chose concernant The Dark Knight Rises, dernier volet de la trilogie... ceci incluant le résumé du film. Ô surprise, The Dark Knight Rises fut loin de combler mes attentes fébriles. Trois fois hélas (mais le cheval ne se laissa pas aller et n'inonda pas l'asphalte, n'en déplaise à Jouve), The Dark Knight Rises laissa une légère (doux euphémisme) déception dans son sillage.

The Dark Knight Rises : la réinvention de Batman

The Dark Knight Rises [C. NOLAN] avec Christian Bale & Marion Cotillard
Vous connaissez mon goût soutenu pour les "spoilers", cette critique de The Dark Knight Rises ne sera point l'exception venant confirmer la règle : les quelques âmes n'ayant pas encore vu The Dark Knight Rises sont donc cordialement invitées à quitter cette page, à moins d'apprécier les secrets éventés. Nous avions quitté Gotham dans The Dark Knight après la mort du très apprécié Harvey Dent, autrement appelé Double Face suite à une calcination subite d'une partie de son visage : Batman avait alors assumé la mort de Dent et pris la fuite, afin de laisser Gotham idolâtrer un (faux) héros. Huit années plus tard, Bruce Wayne végète à l'ombre de sa tanière, jusqu'à ce qu'une voleuse plus maligne que les autres (et également plus sexy puisque nous aurons affaire à Catwoman en personne, tenue moulante en latex incluse) vienne lui dérober un collier de perles, ainsi que des empreintes… il n'en faudra pas moins pour que le Chevalier Noir sorte de son antre, d'autant qu'un costaud masqué s'amuse à semer la zizanie sur son passage. Après une fourbe manipulation boursière, Bruce Wayne, fauché tels les blés, se trouve contraint de céder Wayne Entreprises à Miranda Tate, à qui il présente officiellement un splendide réacteur à fusion ayant la faculté déplorable de se transformer en réacteur nucléaire s'il est placé entre de mauvaises mains… ce qui ne manque, évidemment, pas d'arriver : l'homme masqué, Bane, prend un malin plaisir à s'en emparer pour mieux contrôler Gotham.

The Dark Night Rises : sombre à souhait

The Dark Knight Rises [Christopher NOLAN]
Cet ultime volet, The Dark Knight Rises, s'ouvre sur un Batman ne désirant plus qu'une seule chose : mourir. Ayant perdu la femme qu'il aimait, Bruce Wayne vit telle une ombre et claudique de façon fort peu convaincante dans son immense manoir. Heureusement pour le spectateur, le Mal rôde (malheureusement, suite à des contraintes techniques flagrantes, le Mal ne pouvait plus être incarné par le Joker du second volet, qui était diablement truculent et difficilement remplaçable, et l'on se retrouve donc avec une brute épaisse portant un entonnoir sur le visage) et Batman se trouve contraint d'agir pour sauver sa ville bien aimée. Ouf, me direz-vous. Mais ne renait pas de ses cendres qui veut ! Il faudra un petit séjour forcé dans une prison enfouie dans le sol d'Ouzbékistan (ou une sinistre contrée s'en rapprochant) pour que Batman nous revienne en pleine forme. Chic chic. Ou presque. La (re)naissance de Batman et son entraînement, le premier volet de la trilogie nous les avait déjà (longuement) servis dans des montagnes enneigées où Ra's al Ghul (le créateur de la ligue des Assassins) avait installé son sanctuaire. Certes, on est de tout cœur avec notre chauve-souris de The Dark Knight Rises pour la voir escalader le mur de la prison, mais il en faut tout de même plus pour faire tenir le fan de Batman pendant près de 3 heures. Qu'à cela ne tienne, Christopher Nolan transforme Bane en Robespierre des temps modernes et "viva la revolución" (la Terreur, pour être historiquement correcte, mais passons) : les riches sont soumis à d'expéditifs procès ; les richesses prises de force par des foules furieuses ; les prisonniers relâchés et armés… Gotham devient un sacré capharnaüm dans lequel luttent laborieusement le commissaire Gordon et son tout nouveau détective, John Blake (dont le rôle final laissera la lectrice des comics Batman que je suis perplexe, ah, non, The Dark Knight Rises, je ne te remercie pas !).

The Dark Night Rises... sans plus

The Dark Knight Rises [Christopher NOLAN]
Christopher Nolan alterne scènes d'action et introspection, ce qui a le mérite de faire passer rapidement les 2h45 du film. Toutefois, The Dark Knight Rises conserve un atout de taille : LA scène de Marion Cotillard… et je précise bien qu'il s'agit de la scène et non de l'actrice, que je trouve particulièrement mauvaise, voire même aussi mauvaise que Isabelle Huppert (et que les fans de madame Huppert poussant des cris stridents à l'association Huppert = mauvaise actrice daignent se farcir 1h30 -sur un fauteuil de théâtre obligatoirement inconfortable- de la dame dans le rôle de Médée et ils comprendront ma douleur). Marina Tate trouve la mort de façon mélodramatique (du moins du point de vue de Christopher Nolan) : alors qu'elle nous livre un dernier aveu, parcourue de soubresauts, elle papillote soudainement des paupières et tourne la tête de côté en s'avachissant sur le fauteuil… provoquant mon hilarité. Notez que je ne fus pas la seule à trouver cette scène de The Dark Knight Rises franchement risible car des internautes à l'esprit facétieux ont mis en ligne un site « People Dying Like Marion Cotillard » (tumblr) et c'est proprement irrésistible. Dernière petite chose avant de clore cette critique de The Dark Knight Rises : où diable sont passés les décors du premier volet ?? Car, mince, reprendre New-York comme décor alors que Batman Begins avait créé une Gotham digne des comics est décevant et frôlerait presque la flemmardise.

Bande-annonce du film The Dark Knight Rises

Les détails

Secrets de The Dark Knight Rises

Scénariste : Christopher NOLAN
Batman aka Bruce Wayne : Christian BALE
Bane : Tom HARDY
Selina Kyle aka Catwoman : Anne HATHAWAY
James Gordon : Gary OLDMAN
Miranda Tate : Marion COTILLARD.

3 septembre 2012

I am not devoid of humour

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. . Caroline D.

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