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Star Trek Into Darkness : USS Enterprise vs. Khan

Carozine regarde Star Trek Into Darkness de J.J Abrams

12 Sept. 2013

Pendant que certains s'amusent de l'omniprésence de dame Léa Seydoux dans la presse avec un amusant pastiche de magazine, que d'autres se laissent pousser la barbe pour entrer en parfaite harmonie avec le milieu bobo (pardon... hipster, bien que cela recouvre finalement plus ou moins la même réalité, il semble plus tendance -hype ?!- de se la jouer à la new-yorkaise) ce qui nous donne une explosion de poils hirsutes dans les rues, certaines se laissent tenter par l'aventure Star Trek Into Darkness... Oui, braves gens, monsieur Live Long And Prosper et sa prosodie valant largement celle de Sheldon Cooper sont de retour (oui, pour ceux étant pourvus d'une mémoire de poisson rouge comme la mienne, il y a déjà eu un premier volet de cette nouvelle version Star Trek, dont j'ai complètement oublié le nom évidemment mais dans laquelle apparaissaient déjà les mêmes acteurs, c'est fou, c'est fou) dans une histoire...
- Ah bon ? Il y avait une histoire ???!
- Oui... bon... Passons.

Star Trek Into Darkness : des effets spéciaux et des claques qui se perdent

Film : Star Trek Into Darkness [J.J Abrams]
Il était une fois, dans une année fort fort lointaine, un vaisseau spatial dont l'unique objectif était d'observer la galaxie sans intrusion particulière (cette dernière précision étant allègrement balayée d'un revers nonchalant de la main par Monsieur Spock mais surtout par son tête-à-claque de capitaine, j'ai nommé sieur James T. Kirk, qui n'hésite pas, dès les premières minutes du film, à faire sortir son vaisseau des profondeurs de l'océan dans un incroyable -et très esthétique- remous de vagues, sous les yeux effarés d'une peuplade n'ayant pas même développé la roue) et qui était donc dirigé d'une main rebelle par le capitaine James T. Kirk... secondé en cela par le très pragmatique Spock, dont les oreilles sont à la hauteur de sa croyance dans les règles dictées par ses supérieurs hiérarchiques. Par une bien sombre journée, un bien sombre personnage pousse un bien faible employé de Starfleet (pour ceux n'ayant pas passé leur diplôme Star Trek, Starfleet est donc l'institution chargée de la défense de la Fédération des planètes unies, oui, oui) à faire exploser en beauté l'immeuble contenant les archives de cette vénérable institution. Les meilleurs membres de Starfleet (dont Kirk et Spock, cela va de soi) sont aussitôt conviés dans une salle de réunion pour qu'on leur dévoile leur nouvelle mission et l'ennemi public n°1 lui étant associé : mettre la main et exterminer John Harrison, qui serait un ancien membre de l'institution. Ah, mais c'était sans compter le vénéneux machiavélisme de l'homme en question ! Le prétendu John Harrison, connaissant sur le bout de ses doigts gantés les rouages de Starfleet, n'hésite pas à débarquer en pleine réunion, avec son hélicoptère doté de mitraillettes infernales pour détruite la crème de Starfleet... Détruire ? Que nenni ! Car un capitaine et son second résistent encore et toujours à l'envahisseur : Kirk et Spock ont évidemment survécu à l'attaque, de même que leur grand patron... qui s'empresse de les envoyer dans une mission secrète larguer des bombes sur Kronos (où vivent les Klingons), planète peu friande des interventions de Starfleet, car figurez-vous que John Harrison s'y serait téléporté. Voilà qui se complique.

Star Trek Into Darkness : l'apocalypse est proche et la cohérence part aux oubliettes

Star Trek Into Darkness [cinéma]
Bon. Voilà qui nous explique donc la partie "Darkness" du titre : Kirk et Spock vont être plongés, avec leur USS Enterprise, dans un monde en guerre où la noirceur prédomine. Tandis qu'ils débarquent sur Kronos et manquent se faire dézinguer par des Klingons peu amènes, la fine équipe de l'USS Enterprise (ce qui inclut Nyota Uhura, seule personne à bord sachant parler klingon) est sauvée in extremis par John Harrison. Ah ! Quel rebondissement. Qui ne sera pas le dernier de Star Trek Into Darkness car les ténèbres en question n'englobent pas uniquement la guerre des mondes, elle concerne également cette partie de noirceur que chacun possède en soi mais qui prédomine allègrement chez d'autres. Sur le thème de l'ennemi intérieur, le scénariste Roberto Orci (à qui les fans de la saga ont tout de même décerné la palme du pire film de la franchise) brode un film où Spock sera amené à dévoiler ses émotions tout en exploitant les faiblesses de son ennemi, où Kirk parviendra à reconnaitre ses erreurs... mais alors, fichtre, le passage de l'alignement des réacteurs (ou Proust sait quoi) vaut largement l'auto-césarienne de Promothéus dans le degré de probabilité (et à partir de là, le scénariste a dû penser qu'il n'était plus à un poil de barbe près et s'est entièrement détaché du concept de réalisme). Et c'est précisément ce que je reproche au film : certes, les effets spéciaux sont somptueux, mais Star Trek Into Darkness doit-il forcément y perdre en crédibilité ?! Je vous le demande. Il n'empêche que Star Trek Into Darkness est précisément ce que l'on attend : un blockbuster bien conçu, avec des scènes apocalyptiques qui font frémir (autant le dire : elles décoiffent bien comme il faut) et des imprévus qui débarquent effectivement à l'improviste, histoire de relancer un peu la machine. J.J Abrams s'éclate avec les références cinématographiques et la pop culture ce qui donne du grand spectacle qui décoiffe... au détriment de la cohérence. Avouez que c'est un peu fâcheux.

La bande-annonce du film Star Trek Into Darkness

Les détails

Star Trek Into Darkness

Créateurs : J.J Abrams
James T. Kirk : Chris PINE
Spock : Zachary QUINTO
Leonard "Bones" McCoy : Carl URBAN

12 septembre 2013

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. . Caroline D.

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