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Masters of Sex : une pépite de série

[Carozine se délecte devant la série Masters of Sex -saison 1- de Michelle ASHFORD]

1 Sept. 2015

Carozine regarde la série TV Masters of Sex [saison 1]
Parce que je viens d’achever la saison 1 de la série Masters of Sex et parce que la saison 2 reprend dès la fin de la semaine, aujourd'hui me semble être le moment opportun pour vous parler de cette petite série, véritable pépite de la chaîne Showtime (oui, oui, la même chaîne que celle qui avait eu la brillante idée de diffuser Dexter ou encore Homeland et The Big C, mais je ne vous en ai pas encore parlé, honte sur moi). Masters of Sex est une série adaptée d’un roman de Thomas Maier... qui s’inspire de la vie de deux sexologues américains : William Howell Masters et Virginia Eshelman Johnson, qui ont quelque peu bouleversé les moeurs avec des études vivantes sur les rapports sexuels. Mais que diriez-vous de reprendre les choses dans l’ordre au lieu de sauter les moutons deux par trois ? Revenons donc aux sources de Masters of Sex, avec cette pétillante saison 1 (avis aux lecteurs lubriques : passez votre chemin ; Masters of Sex n'est pas ce genre de série... bon, pas à 100 % !).

Masters of Sex [saison 1] avec Michael SHEEN et Lizzy CAPLAN

Masters of Sex : les prémices de la sexologie et les secrets de l’orgasme féminin

Masters of Sex [saison 1] avec Michael SHEEN et Lizzy CAPLAN
Il était une fois un gynécologue spécialisé en obstétrique et que les femmes désespérant d’avoir un gremlin bien à elles courent consulter : William Masters. Froid, noeud de papillon au menton et génie en son domaine, William Masters jouit d’une certaine réputation et fait les jours glorieux de l’hôpital qui héberge son bureau. Il est doté d’une sublime femme qu’il délaisse franchement (imaginez un peu, elle s’est ancré dans la cervelle qu’elle voulait un enfant de son mari…) et d’une mère un brin envahissante envers laquelle il éprouve une rancoeur dévorante. Mais surtout, William Masters possède une ambition à rayer le plancher : il veut révolutionner les moeurs, aller là où personne encore n’est allé et découvrir la sexualité, d’un côté scientifique. Mais pas que. Car par une belle journée, Virginia Johnson, sulfureuse brunette qui créé des tsunamis miniatures sur ses passages, débarque et devient son assistante pour lancer une étude bien particulière : l’analyse scientifique de l’acte sexuel, et donc de l’orgasme. Débutant leur projet dans un bordel, ils finiront par obtenir du doyen un bureau qu’ils exploiteront afin d’y observer et de minuter très précisément des couples en train de faire l’amour. Nous y voilà. William Masters et Virginia Johnson mettent les pieds dans le plat, bouleversent la bienséance et repoussent un peu plus les limites à chaque avancée.

Masters of Sex [saison 1] : le générique

Masters of Sex : une analyse délicate et bourrée d’humour

Masters of Sex - saison 1
Mais la série Masters of Sex ne se limite pas à l’étude du sexe sous tous ses états et à la visualisation de couples en train de s’envoyer en l’air. Oh que non. Nous ne sommes pas sur Canal+ un samedi soir : il y a beaucoup plus à explorer. Masters of Sex s’attache à raccrocher ces prémices de la sexologie et les découvertes bouleversantes que fait la fine équipe (« Non, la taille ne compte pas ! » et « oui, une femme peut avoir autant de plaisir seule qu’accompagnée »… imaginez un peu la tête des docteurs, des hommes pour la très grande majorité, à cette dernière assertion ; autant dire qu’un vent polaire s’est abattu sur la salle de conférence !) à l’époque : nous sommes à la fin des années 1950. Les femmes ne sont pas toutes libérées et extraverties ; Freud commence à être remis en question mais point trop n’en faut ; les femmes au foyer s’ennuient ferme et la sexologie est vue d’un oeil plutôt récalcitrant. Développer la thèse selon laquelle l’amour et le sexe peuvent fonctionner séparément, en parfaite autonomie ? Lancer une étude sur les comportements sexuels ? Le pari est osé. Certes, vous apprendrez beaucoup de chose en sexologie grâce à cette série (notamment les phases de la réponse sexuelle), mais Masters of Sex est essentiellement une série psychologique. A la manière de Mad Men, Masters of Sex (du moins pour la saison 1) s’attache à ses personnages, nous dévoile les remous de leur âme et leur évolution. Aucun des protagonistes n’est manichéen et rien ne résiste à leur questionnement incessant : la théorie du doute règne en maître sur Masters of Sex. Et si l’on élargit le spectre aux personnages secondaires, l’analyse psychologique est tout aussi jubilatoire et sensible : Masters of Sex aborde tous les sujets avec humour et intelligence, de la femme bafouée n’ayant jamais connu d’orgasme aux prostituées exubérantes mais sensibles. Masters of Sex vaut pour ses acteurs, ses personnages féminins en avance sur leur temps et peu à l’aise dans leurs chaussures étriquées, pour son générique jouissif (oui, je sais, j’aurais pu m’abstenir du jeu de mot salace) mais surtout pour son humour fin et son incroyable capacité à ne jamais tomber dans le voyeurisme. Une pépite à dévorer sans modération !

Trailer de la série TV Masters of Sex, saison 1

Les détails

Petits secrets de Masters of Sex

Créateur : Michelle ASHFORD
William Masters : Michael SHEEN
Virginia Johnson : Lizzy CAPLAN
Libby Masters : Caitlin FITZGERALD

1 septembre 2015

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. . Caroline D.

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