En haut !

Marco Polo : une première saison qui intrigue pour cette série Netflix

[Carozine se délecte devant la série TV Marco Polo -saison 1- créée par John FUSCO]

24 Fév. 2015

Carozine regarde une série TV : Marco Polo, saison 1
Cela fait des lustres que je devais vous en parler et, maintenant que je suis parvenue à arracher le baobab qui poussait au creux de ma paume, voici donc l’article sur la sublime série Netflix Marco Polo… qui mérite amplement le battage médiatique qui l’entoure (contrairement au très mauvais Spartacus, mais cela est une autre question). Bon, cependant, remettons les pendules à l’heure : contrairement aux rumeurs, il ne s’agit aucunement d’un Game Of Thrones version Netflix. Que nenni. Marco Polo n’est ni plus ni moins qu’une fresque au contexte historique (et je dis bien "contexte" car il semblerait que quelques éléments de la vie de Marco Polo aient été réaménagés au bon gré du scénariste John Fusco afin de corser un peu l'intrigue), retraçant les aventures tant fantasmées du jeune Marco Polo sur la route de la soie... du moins c’est bien ce qu’il espérait avant de finir dans les caves du khan Kubilai, qui règne sur la Mongolie. Mais revenons quelques scènes en arrière et reprenons les choses dans l’ordre, cela vous évitera probablement un mal de tête carabiné !

Marco Polo, saison 1 : série créée par John FUSCO et diffusée, en France, sur Netflix

Marco Polo, saison 1 : une série Netflix qui captive

Marco Polo, saison 1 : Cent Yeux [Tom Wu], l'aveugle expert en kung-fu
Bon. Nous sommes à la fin du XIIIe siècle et le jeune Marco Polo vient tout juste de retrouver son père, marchand parti depuis des années et revenant au bercail (pensez donc, il n’était même pas au courant qu’il avait eu un rejeton) pour quelques jours seulement. Le Vénitien espère mettre ensuite le cap vers l’Est et la route de la soie, en laissant son fiston s’occuper comme il peut en peignant sur les toits de la ville si cela lui chante. Mais c’était mal connaître Marco Polo qui, trop content de retrouver son père et manquant cruellement d’aventure dans sa Venise natale, s’embarque incognito. Père et fils traversent donc le désert et se retrouvent, quelques mois plus tard (ou quelques années, d'ailleurs, allez savoir car cela ne fait pas l'objet de plus de 10 minutes du premier épisode de cette saison 1), sur le territoire du khan Kubilai (qui, si l’on se renseigne un peu sur l’histoire de la Mongolie et de la Chine, sera le fondateur de la dynastie Yuan). Afin de retrouver sa liberté et de marchander en paix sur la lucrative route de la soie, le père n’hésite aucunement à laisser son fils prisonnier de luxe du grand khan. Marco Polo titille la curiosité du maître de la Mongolie et ne tardera pas à influencer la politique du monarque, en pleine guerre contre la Chine et le terrible chancelier Jia Sidao aux ambitions démesurées. Au fil du temps passé à la cour du khan, Marco Polo en maîtrisera les rouages ; il profitera de sa relative liberté pour sillonner le royaume du khan, observer son fonctionnement, tomber fou amoureux de la princesse de Bayaut (également prisonnière du khan), Kokachin (qui, dans la réalité historique, n'apparaît que bien plus tard dans la vie de Marco Polo) et se liera d’amitié avec son nouveau mentor, un aveugle espiègle et expert en arts martiaux.

Marco Polo, saison 1 : l'empereur Kubilai Khan dans toute sa splendeur

Marco Polo, saison 1 : une série bien conçue à l’esthétisme poétique

Marco Polo, saison 1 : l'impératrice Chabi, jouée par Joan Chen
Comme je l’ai précisé dans ma modeste introduction, la série Marco Polo (du moins, la saison 1) n’est en aucun cas une sorte de Game Of Thrones : il y a, évidemment, des luttes intestines pour le pouvoir, des traîtres et des combats sanglants… mais l’essentiel de la saison 1 de la série Marco Polo réside dans la découverte d’un nouveau monde et de sa culture, le jeu des pouvoirs et la vision politique de Kubilai. La série Marco Polo foisonne de personnages travaillés et intrigants, comme Cent Yeux (l’aveugle qui prendra Marco Polo sous son aile), Kubilai (incroyable régent curieux et féroce) ainsi que sa femme, l’impératrice Chabi qui dirige en douceur mais non sans une poigne ferme (et qui, au gré des épisodes, gagne en profondeur et devient franchement captivante), ou encore le chancelier chinois Jia Sidao qui n’hésite pas à prostituer sa soeur pour parvenir à ses fins. L’esthétisme de la série Marco Polo est léché et poétique (le générique imitant les dessins à l’encre de Chine est une petite merveille mélancolique), les paysages magnifiques et la reconstitution de la cour de Kubilai tout à fait crédible. Le personnage de Kubilai est absolument fantastique, entre grognements et politique avisée (quoique légèrement influencée par les mages censés lui prédire le meilleur jour pour partir au combat). Alors, certes, on peut reprocher à cette saison 1 de Marco Polo de ne faire qu’effleurer l’aspect sociétal de la Mongolie de cette époque pour privilégier une certaine vision du peuple (les femmes impétueuses et guerrières, le brassage ethnique et la tolérance des religions, la maîtrise du kung-fu comme étape élémentaire de la construction de soi…), ou de n’être pas tout à fait à la hauteur de Deadwood. Bien sûr. Cependant, la série Marco Polo a de l’ampleur et une indéniable beauté ; ses personnages (notamment Chabi, Ahmad ou encore le fils bâtard Byamba) gagnent en intensité au gré d’histoires parallèles ; et le personnage de Kubilai est fascinant… en revanche, Marco Polo fait piètre mesure et manque franchement d’envergure à côté des autres protagonistes, avec sa tête d’ange pas bien réveillé, mais il aurait été délicat de le faire mourir sur le champ de bataille. Peut-être la série aurait-elle plutôt dû s’intituler Kubilai Khan ?! Pour ce que j’en dis…

Marco Polo, saison 1 : un aperçu du générique parce que je ne résiste pas à la tentation de l'encre de Chine
Trailer de la série Marco Polo, saison 1 - John FUSCO

Les détails

Petits secrets de Marco Polo, saison 1

Créateur : John FUSCO
Lorenzo RICHELMY : Marco Polo
Benedict WONG : Kubilai Khan
Joan CHEN : impératrice Chabi
Remy HII : prince Jingim
Tom WU : Cent yeux

24 février 2015

I am not devoid of humour

Plus de cinéma avec Carozine : St. Vincent : une comédie attachante... avec un Bill Murray au top

. . Caroline D.

Suivre & Partager

Précédents chapitres

Mes livres ♥

Mon ♥ bat + fort : jeunesse

Mes séries du moment

Les archives